Bébé

Coliques du nourrisson : comment soulager bébé en douceur

La RédactionJuly 29, 2026⏱ 6 min de lecture

Votre bébé pleure de longues minutes, replie ses jambes sur son ventre et rien ne semble le consoler. Ces crises de larmes, souvent en fin de journée, portent un nom rassurant : les coliques du nourrisson. Elles impressionnent mais restent bénignes et passagères. Voici, en quelques mots, ce qu’il faut savoir et les gestes qui apaisent le plus souvent.

Les coliques du nourrisson sont des épisodes de pleurs intenses chez un bébé par ailleurs en bonne santé. Elles apparaissent en général vers 2 ou 3 semaines et disparaissent d’elles-mêmes vers 3 à 4 mois. Pour soulager votre bébé, les gestes les plus efficaces sont le portage contre vous, un massage doux du ventre, une position sur le ventre le long de votre avant-bras, l’emmaillotage, un bruit blanc régulier et le rot après chaque repas. Aucun remède miracle n’existe mais la douceur et le calme aident presque toujours.

Qu’est-ce qu’une colique du nourrisson ?

La colique du nourrisson n’est pas une maladie. C’est une étape fréquente et normale du développement, que traversent de nombreux bébés. Sa cause reste mal connue : on évoque un système digestif encore immature, une accumulation de gaz ou une sensibilité aux nombreuses stimulations de la journée. une chose est sûre : votre bébé ne souffre pas d’un problème grave et ces pleurs ne sont pas de votre faute.

On parle souvent de coliques lorsque les pleurs surviennent plusieurs heures par jour, plusieurs jours par semaine, chez un bébé qui grandit bien. Entre deux crises, il retrouve son calme, sourit et s’alimente avec appétit.

Les signes qui évoquent des coliques

  • Des pleurs vifs et difficiles à consoler, souvent en fin d’après-midi ou en soirée.
  • Un bébé qui replie ses jambes sur son ventre et serre les poings.
  • Un visage qui rougit pendant les crises.
  • Un ventre parfois un peu tendu ou ballonné.
  • Un retour au calme complet entre les épisodes, sans fièvre ni autre symptôme inquiétant.

Comment soulager bébé pendant une colique ?

Il n’existe pas de solution unique qui fonctionne pour tous les bébés. Le plus souvent, on procède par essais, en observant ce qui apaise le vôtre. Voici les gestes les plus souvent recommandés.

  • Le portage. Prenez votre bébé contre vous, en écharpe ou dans vos bras. Le contact, la chaleur et votre rythme cardiaque le rassurent.
  • Le massage du ventre. Du bout des doigts, massez doucement son ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. Vous pouvez aussi ramener délicatement ses genoux vers son ventre pour l’aider à évacuer les gaz.
  • La position sur le ventre. Allongez-le à plat ventre le long de votre avant-bras, sa tête au creux de votre coude. Cette position soutient son abdomen et soulage souvent la tension.
  • L’emmaillotage. Enveloppé dans un lange souple, sans serrer les hanches, certains bébés se sentent contenus et se calment plus vite.
  • Le bruit blanc. Un bruit de fond régulier (aspirateur, sèche-cheveux, application dédiée) rappelle les sons entendus dans le ventre et apaise de nombreux nourrissons.
  • Le bercement et la balade. Une promenade en poussette ou un mouvement doux de va-et-vient aident souvent à dénouer la crise.
  • Le rot. Après chaque repas, prenez le temps de faire faire son rot à votre bébé et attendez un moment avant de le coucher.

Allaitement ou biberon : quelques repères

Que vous allaitiez ou donniez le biberon, l’important est de limiter la quantité d’air avalée pendant les repas. Au sein, vérifiez que votre bébé prend bien le mamelon en bouche. Au biberon, choisissez une tétine adaptée à son âge et inclinez le biberon pour que l’air ne se mélange pas au lait. Un repas dans une ambiance calme, sans précipitation, fait souvent la différence pour les bébés très gourmands.

Il n’est pas conseillé de changer de lait ou de modifier votre alimentation de votre propre initiative. Ces décisions se prennent avec un professionnel de santé, qui saura vous orienter si une allergie ou une intolérance est suspectée.

Ce qui ne marche pas (ou pas toujours)

Face à l’épuisement, on est tenté de tout essayer. Quelques idées reçues méritent pourtant d’être nuancées.

  • Arrêter l’allaitement n’est pas la solution. Le lait maternel ne provoque pas les coliques et les bébés allaités en font tout autant.
  • Il n’existe pas de médicament miracle. Aucun traitement ne fait disparaître les coliques d’un coup. Ne donnez jamais de médicament sans l’avis de votre médecin.
  • Changer sans cesse de lait risque surtout de perturber la digestion de votre bébé.

Et si le plus difficile, c’était de tenir bon ?

On parle beaucoup du bébé, rarement des parents. Or ces crises de pleurs, répétées jour après jour, sont éprouvantes. Se sentir démuni, agacé ou au bord des larmes ne fait pas de vous un mauvais parent : c’est une réaction humaine à une situation fatigante.

Votre bébé perçoit votre état. Sans culpabiliser, essayez de préserver votre calme : un environnement apaisé l’aide à se détendre. Passez le relais dès que possible à votre conjoint ou à un proche et accordez-vous de vraies pauses. Si les pleurs vous submergent, vous pouvez déposer votre bébé en sécurité dans son lit, quitter la pièce quelques minutes et souffler avant de revenir. Prendre soin de vous, c’est aussi prendre soin de lui.

Quand faut-il consulter ?

Les coliques sont bénignes mais certains signes doivent conduire à demander rapidement un avis médical. Ils ne correspondent pas à de simples coliques et méritent l’attention d’un médecin, d’un pédiatre ou d’une sage-femme.

  • De la fièvre.
  • Un refus de boire ou une prise de poids insuffisante.
  • Des vomissements répétés ou du sang dans les selles.
  • Une diarrhée persistante ou une constipation inhabituelle.
  • Des pleurs qui semblent être des cris de douleur ou une crise impossible à calmer pendant plus d’une à deux heures.
  • Un ventre douloureux au toucher ou un bébé anormalement mou, apathique.
  • Tout changement qui vous inquiète, même sans signe précis.

Dans le doute, faites confiance à votre instinct et contactez un professionnel de santé. En cas d’urgence, composez le 15 ou le 112. Rappelez-vous enfin que les coliques finissent toujours par passer : le plus souvent, quelques semaines de patience suffisent à retrouver des soirées plus sereines.